10 août 2022

We are far from the truth


We are far from the truth
In the midst of mystery
So confidently

We are far from our sun
From the light we are born in
Immaculate

We are far from our motherland
Land of whispers and fires
And butterflies with broken wings

We are far from being complete
Plugged into our dreams
Full of electricity and fascination

We are far from being human
Inviting the beast and the faun
To our banquet, always

We are far from dancing free
Lost in the knots
Of our hopeless rope

Let us be
Let us rise
Let us climb
The mountains high

Let us shimmer
Let us shine
Like we were stars
Burning the wood of love

3 août 2022

Skins


Let me tell your the story
Of my thousand layered skins
I peeled them off
One by one, shimmering skins
Dark or light, in a blessed moment
Discovering myself, or any part of it

My own temple was sweet and soft
Waiting for my savior
Waiting for his blessing words

Immaculate pieces
Of a perfect mirror
Broken, broken on the floor
Looking for my savior

I saw myself in the bright shards
I therefore let my temple collapse
Hoping for a fresh new bloom

27 juillet 2022

Our cradle

Our cradle is this only world
As cold and sharp like a shard of ice, 
Shattering our wishes and dreams
On the edges of tomorrow

Let our tomorrows fly
Let our tomorrows dance
For we sell our souls for nothing
In the name of fake idols

Ice spikes are sharp
As broken and shiny stones
We bleed on them, we shout at them
Though we don't know yet
We might become fire
Though we don't know yet
We might put together the pieces
Of our ancient wishes
Shattered on the edges of tomorrow
For we design our hope
With our carving hands!

20 juillet 2022

I've got my heart on a cliff

I've got my heart on a cliff
Still hanging on, still hanging on
Not yet ready
To let go, to let go

The ice beneath is crackling
And I am craving your burn
But my whole essence is not ready
To let go, to let go

Still got my heart on a cliff
A windswept cliff
Littered with fading memories
Holding me back, holding me back

You've already changed my world
With your palm in mine, so cold
Softly inviting me to take
A great leap forward


Photo: Leio MacLaren

1 juillet 2022

Sans alcool

Photo: Simon Buchou, Unsplash

Il y a un mois, je me suis lancé un défi : arrêter toute consommation d'alcool. J'avais cette idée en tête depuis longtemps, je me souviens même l'avoir envisagée comme "bonne résolution" en début d'année. Puis, à la suite d'un coup de fil avec mon ami Franck, j'ai fini par être convaincu que l'expérience méritait d'être vécue.

J'ai donc choisi le 1er juin comme date de début. Et malgré deux écarts ponctuels (sans abus), je m'y suis tenu.

J'ai toujours su que ma consommation d'alcool était problématique. Je parlais de "gourmandise d'alcool", un bien joli mot qui cache une recherche réelle de l'ivresse. De plus, je sais que mon esprit se calait aux rendez-vous avec l'alcool. J'attendais avec délice l'apéro du vendredi qui venait conclure ma semaine.

Pour être transparent, ma consommation était de

  • 1 à 2 unités d'alcool chaque soir de la semaine
  • 4 à 5 unités d'alcool le vendredi soir et le samedi soir
  • 2 à 4 unités d'alcool le dimanche.

1 unité = 25cl de bière à 5°, 12cl de vin à 11°, 5cl de whisky à 40°

Donc, dans les semaines les plus chargées, on parle de 24 unités, soit plus du double de la recommandation de l'OMS (10 par semaine). Si je n'étais pas dans l'alcoolisme avéré avec dépendance physique, j'étais quand même en danger, comme 28% des français de ma tranche d'âge. Certains appellent ça la "phase d'alcoolisation", qui peut prendre des années, et qui laisse s'installer l'alcool dans le quotidien jusqu'à ce qu'on soit pris au piège.

Je suis amateur de grands whiskies, de bons vins et de bières artisanales. Mais sur l'année, est-ce que je bois de nombreux breuvages d'exception. Non : je bois du whisky trop jeune, du vin pas cher, de la bière de supermarché. Alors pourquoi je bois ça ? Pas vraiment parce que j'aime ça. Rare est le vin qui me charme, rare est la bière qui m'enchante, rare est le whisky qui développe une belle complexité. Non, je bois pour l'ambiance, je bois pour l'ivresse, pour la détente, pour le "tassement" et le ralentissement qu'elle procure. Je bois la molécule. Je bois parce qu'enfin les idées ralentissent un peu. Et c'est là le cœur du problème : l'alcool est mon anxiolytique.

C'est ce réflexe que je veux supprimer. Et après des échecs nombreux de "consommation raisonnée", j'ai donc relevé le défi de faire un arrêt total à durée indéterminée.

J'ai réussi -et sans réel effort, à dire vrai- à faire deux concerts ainsi qu'une (très) grosse soirée sans alcool. Après un mois, je peux déjà partager le bilan suivant :

Les points positifs

  • Je ne rebois que très, très ponctuellement
  • Et je ne cherche plus à m'abrutir (=je casse la logique de "l'alcool appelle l'alcool")
  • J'économise entre 10 et 15% à chaque course
  • J'ai perdu 3kg sans rien changer d'autre (même régime alimentaire, même activité sportive à savoir proche de zéro)
  • J'ai gagné en énergie, en vitalité
  • Je digère beaucoup mieux !
  • Les lendemains de fête existent, même en ayant dormi 3h
  • Je consomme moins d'anti-douleurs car moins de maux de tête
  • Mes sens sont plus à l'affût
  • Ma conscience est plus vaste (je ne sais pas le dire autrement, il faut le vivre pour le comprendre)

Les points négatifs

  • Je ne suis pas parvenu à la consommation 0 absolu
  • Je suis confronté à toutes mes angoisses
  • Je n'ai pas encore régulé mon sommeil et je me réveille trop tôt (vers 4h)
  • Ma conscience est plus vaste... et par moments, c'est fatigant.

Le bilan est très positif, même si je n'ai pas réduit ma consommation à 0. Et parmi les points négatifs se révèlent tout ce que je "traitais" en m'abrutissant de whisky, de bière, etc.: la gestion des angoisses et de l'hypersensibilité. Cela ma montre le chemin à suivre, les prochains défis à relever.

Je souhaitais partager avec vous cette expérience, car dans notre pays, l'alcool a très bonne presse (et souvent par le biais de l'humour), et j'en fus longtemps un ardent défenseur d'autant qu'il y a toujours de très bons breuvages à déguster avec plaisir et modération. Mais au quotidien, nous buvons souvent mal, de piètre qualité et nous ne gérons pas la quantité, ce qui nous met en danger sur le long terme. La fête est de suite associée à l'alcool alors que, croyez-moi, elle peut être tout aussi sauvage sans (j'en suis témoin). 

Si vous vous posez des questions sur votre consommation d'alcool, c'est déjà un bon signe ! "Est-ce que je bois de l'alcool par goût ? Ou pour un autre but ? Dans ce cas, lequel ?" Allez plus loin en osant faire un break total sur un mois, deux mois... Le secret est d'avoir pour chaque occasion une boisson facile de remplacement. Pour ma part: ice tea le soir, et virgin mojito en soirée !

29 juin 2022

Je prends conscience que quand j'étais jeune, j'étais vieux dans ma tête

Alors que je veillis, mon esprit rajeunit.