10 mars 2011

La chute

LA CHUTE
 
Comme un ange furieux
Trahi par les nuées
Brûlé par tant de souvenirs
Des cieux flamboyants
 
Je suis le poing serré
Perdu dans un espace
Sans début ni fin
Enchaîné de silence
 
Je sens venir à moi
- invisible Circé -
l’abîme de toutes fins
où, oui, je finirai

3 commentaires:

  1. Et je rajouterai même: " les grains de poux éolisés creusent dans l'argile tendre du passé les fins alvéoles du néant..." et si tu m'as compris ... soit gentil: explique moi!!!

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  2. Comme dirait Coluche : "alors, c'est l'histoire d'un mec..."
    ... qui se compare à un ange déchu ("trahi par les nuées"=par les siens) à l'héritage lourd ("brulé par tant de souvenirs") et qui se retrouve nul part, comme condamné au silence.
    Mais il sait qu'en rester là confine à la folie ou la mort ("L'abîme de toutes les fins" / Circé l'empoisonneuse).
    C'est très très gai et gazouillant, comme souvent chez moi !

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  3. attends je m'lance : "et les sons mirobolants des étoiles sacrées gravent en ma mémoire des suaves poils de nez, multicolores comme des hélicoptères"
    CA Y EST ! Je sais écrire du Lorenzi !!

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