La vie est futile. Et c’est ça qui la rend belle.
Seules les femmes saignent.
Les hommes fondent et pleurent,
S'évaporent.
Les femmes captent la vibration, la seule, l'unique tempo.
Ils écoutent, vibrent à l'unisson
Mais le reste s'envole
Et la lune se cache

Les humains sont frivoles.
La vie les gâche et les brûle, si petits et si chers, si dorés de soleil,
Gorgés d'inutile au-delà des mots

Les femmes aux seins gonflés, les hommes à la fierté dressée !
Un cri de vie unique résonne, notre galère, notre combat,
Puis notre oraison funèbre...
Tout va si vite
Tout brille,
Tout resplendit de Beauté,
De Beauté immobile !
Nous en sommes les particules, fragiles au gré de nos souffles.
Le fil se perd, se casse, si fin
Tout n'est que tendu dans l'instant
L'invisible, l'impalpable, l'insaisissable instant

Extrait d'Ephéméride